De la santé économique française

La mise en perspective des indicateurs nationaux dans un contexte européen

Sur le plan économique, l’objectivité se mesure aux grands indicateurs nationaux qui sont établis selon des normes internationales permettant la comparaison entre les pays et ainsi se situer sur une échelle de valeurs : la croissance du produit intérieur brut, le taux d’emploi, la part de la dette de l’Etat dans la richesse, les inégalités de revenus. Ce sont les indicateurs clés scrutés par les experts qui m’intéressent, complétés de l’indice sur la qualité de la vie mesurée selon des sondages d’opinion, forcément plus subjectif mais à prendre néanmoins en compte. Je me suis focalisée sur les dernières données statistiques disponibles pour la France mais aussi pour ses principaux partenaires européens : l’Allemagne, le Royaume Uni, l’Espagne et l’Italie. Quand c’est possible, les données sont mises en perspective avec les moyennes de la zone euro et des pays de l’OCDE, ainsi que les statistiques pour les Etats Unis.

Mesurer la richesse nationale : le Produit Intérieur Brut

Les indicateurs donc. Je me suis penchée sur la richesse nationale, mesurée par le Produit Intérieur Brut (PIB), et sa tendance dans le temps, la croissance. Dans mes souvenirs d’écolière, j’avais connu la France au 4ème rang mondial. C’était dans les années 90. La mondialisation est passée par là et de nouvelles puissances comme la Chine et l’Inde ont émergé, poussées par une démographie incomparable à la nôtre et une industrialisation tous azimuts. En découlent pour ces retardataires des taux de croissance à deux chiffres qui rendent envieuses et inquiètes nos vieilles économies occidentales dans un monde globalisé. De son côté, le Royaume Uni a gagné une bataille sans relâche contre notre pays grâce à son dynamisme durant la dernière décennie. Une bataille mais pas la guerre, car je pressens que le Brexit aura un impact négatif sur sa 6ème place mondiale. Une intuition. La septième place pour la France dans la course à la richesse, avec un PIB d’un peu plus de 2 000 Mds €, me semble donc tout à fait honorable eu égard à l’effort productif de notre petit pays.

Source : Journal du Net du 16/04/2019

Je note néanmoins que les États Unis ont su brillamment résister à ce déferlement asiatique en conservant coûte que coûte la première place du podium, avec un PIB 7,5 fois supérieur au PIB français (pour une population un peu plus de 4,5 fois supérieure à la France), malgré une pression concurrentielle forte de la Chine.

Ce qui m’inquiète est la tendance à venir : la croissance. Alors que le FMI mesure la croissance mondiale de 2018 à 3,3%, la France est à la peine avec 1,3% de croissance quand la moyenne européenne s’élève à 1,9%. Les États Unis continuent sur leur lancée avec 3,2%.


Malgré une tendance faible de la croissance française par rapport à ses partenaires européens, notre pays continue de maintenir sa place dans le peloton des pays les plus riches. Allez Poupou !


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.