De la santé économique française

Le taux d’emploi, une mesure plus pertinente dans la création de la richesse

Le Français travaille en moyenne moins que ses voisins de la zone euro, mais démontre une productivité élevée pour compenser. J’analyse alors le taux d’emploi qui mesure le nombre d’actifs occupés dans la population en âge de travailler. A ne pas confondre avec le taux de chômage. Cet indicateur paraît plus pertinent pour mesurer l’effort productif d’une population, car il est une indication du potentiel productif d’un pays, puisqu’il mesure les capacités humaines mobilisées pour la production de biens et services. De son côté, le taux de chômage est plus un indicateur du déséquilibre du marché du travail. Un taux d’emploi élevé couplé à une forte productivité permet d’expliquer la performance d’une nation.

Selon un rapport de l’OCDE pour 2018, le taux d’emploi en France est de 65,35%, inférieur à celui des pays de l’OCDE (68,40%) et de la zone euro (67,30%). L’Espagne (62,40%) et l’Italie (58,53%) sont aussi des mauvais élèves comparés à l’Allemagne (75,90%) et le Royaume Uni (74,70%). Le taux d’emploi américain atteint 70,73%. L’élévation du taux d’emploi accroît la production de richesse par habitant, ce qui explique les meilleurs résultats allemands et britanniques en termes de création de richesse.


La France produit moins de richesse que ses principaux partenaires européens, l’Allemagne et le Royaume Uni, malgré une productivité équivalente. Les efforts destinés à améliorer la richesse française devraient porter sur la hausse du taux d’emploi.


Pour résumer, le Français travaille en moyenne moins que la moyenne des pays de l’OCDE, mais sa productivité est équivalente à celle de l’Allemand et supérieure à celle de nos autres principaux partenaires européens. Quel enseignement tirer de cette constatation ? Quand le Français travaille, il produit autant de richesses que son voisin allemand. J’en conclus que la performance nationale au travail est bonne au regard de ses voisins européens. En revanche, l’effort productif national repose sur une proportion plus faible de travailleurs en âge de travailler. Il serait intéressant de comprendre les causes de ce déséquilibre. La rigidité supposée du marché du travail français serait-elle en cause ? Je ne saurai me prononcer sur ce point très technique et à forte connotation idéologique.

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